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  • Philippe Denis

Un petit mot sur la récupération des blessures



Je viens de me blesser. Rien de sérieux, seulement le sentiment que ça aurait pu être bien pire mais dès que j’ai ressenti l’élongation musculaire, je me suis laissé tomber afin de m’épargner plus de dommages.


Lorsqu’on se blesse, que ce soit en tant que sportif (en escalade, comme je l’ai vécu hier) ou simplement lors de nos activités quotidienne (faire un grand écart imprévu dans le stationnement du Provigo), on se rend compte que ce muscle particulier, cette articulation précise est beaucoup plus utile qu’on le pensait. Chaque geste du quotidien devient soudainement pénible (Est-ce que j’ai vraiment besoin de mon muscle semi tendineux pour prendre ma douche..?) et on entrevoit brièvement ce que doit être la vie lorsque l’on perd notre autonomie.


La réaction lorsque nous sommes confrontés aux limites de notre corps et que nous nous blessons est de cesser les activités et prendre du repos en attendant que la douleur disparaisse.


C’est une très mauvaise idée. Souvent, les rhumatologues conseillent souvent le repos et la glace, mais la réalité est que si nous arrêtons de bouger, les muscles faiblissent et s’ankylosent, la récupération risque d’être plus longue et les chances de se blesser à nouveau augmentent si votre système s’est affaibli.


Je me suis souvent fait conseiller de prendre du repos lorsque je me faisais mal. Je me sentais parfois coupable de ne pas écouter ces recommandations, mais comme je suis (légèrement) indiscipliné (lire : tête de cochon), j’essayais toujours de reprendre mes activités dès que possible.


Comme la science me donne raison, voici ce que je recommande : Lors d’une blessure, il est essentiel de bouger dans la mesure du possible, jusqu’à une récupération complète. Bien sûr, lorsque vous subissez une fracture ou pire, une dislocation complète, vous n’avez pas d’autre choix que de demeurer immobile durant un certain temps. En dehors de ce contexte cependant, pour un muscle ou une articulation lésée, il est essentiel d’exploiter ce qu’il est toujours possible de faire.


La meilleure thérapie, c’est le mouvement.


Si vous vous faites mal, la douleur va dicter jusqu’où vous pouvez aller dans certains mouvements. Nous voyons souvent la douleur comme l’ennemi à abattre, mais elle est aussi un guide formidable. Tant et aussi longtemps que vous fonctionnez à l’intérieur des limites de ce que vous pouvez faire dans le moment, non seulement vous allez récupérer plus vite, mais vous allez éviter l’affaiblissement de vos structures et réduire les chances de récidive par la suite.


Pour le moment, lorsque je fais un « squat » complet, je me sens comme un petit vieux. Donc je m’efforce de faire des squats malgré tout et je laisse la douleur guider les limites du mouvement que mon corps peut faire dans le moment.


Demain sera peut-être un jour meilleur qu’aujourd’hui.


La marche est un excellent exercice aussi. Tant que pour la remise en forme que pour la récupération.


Pour le reste, vous pouvez prendre rendez-vous avec votre ostéopathe afin de favoriser une meilleure récupération de votre mobilité.

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